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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 22:48

http://www.actu-environnement.com/ae/news/Meteorologie-OMM-Climat-22498.php4

 

Lors de la première Conférence scientifique publique mondiale sur la météorologie, qui s'est déroulée du 16 au 21 août à Montréal, plus de 1.000 scientifiques se sont penchés sur la question de l'avenir de la météo. Une hausse de 1 degré génère 7% plus de vapeur d'eau, et comme l'évaporation est le moteur de la circulation des flux dans l'atmosphère, une accélération des phénomènes météorologiques est à prévoir, rapporte l'AFP. Avec le réchauffement climatique, "les nuages vont se former plus facilement, plus rapidement et les pluies vont être plus fortes", de même que les grands épisodes de froid, de chaleur et de sécheresse, a affirmé Simon Wang de l'Université Utah State, dont les propos sont relayés par l'AFP.

Cette influence des changements climatiques sur la météo aura des impacts très concrets sur nos modes de transports. Par exemple, les changements climatiques donnent plus de force aux jet-streams. Ainsi, d'ici 2050, nous passerons "deux fois plus de temps en vol dans des turbulences", relève l'AFP, citant le météorologue Paul Williams. De même, si la concentration en dioxyde de carbone augmente de façon exponentielle dans les prochaine années, difficile de savoir comment les avions réagiront à ces "masses d'air très agitées", relaie l'AFP. Côté transport maritime, la hauteur des vagues augmentera, ne facilitant pas la tâche des transporteurs qui rencontrent déjà aujourd'hui des vagues notoirement plus impressionnantes qu'auparavant.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 22:27

Publié le 19-08-2014 

Le jour du dépassement est atteint : l'homme a consommé en moins de 8 mois l'intégralité des ressources que la Terre peut produire en une année.

Bas du formulaire

La population mondiale vit à crédit à partir de ce mardi 19 août : elle a consommé en huit mois l'intégralité des ressources que la Terre peut produire sans compromettre leur renouvellement, a calculé l'ONG Footprint Network qui réalise ce bilan chaque année.

"Pour le reste de l'année, notre consommation résultera en un déficit écologique croissant qui puisera dans les stocks de ressources naturelles et augmentera l'accumulation du CO2 dans l'atmosphère", souligne l'ONG basée aux Etats-Unis.

Le "jour du dépassement" ne cesse d'intervenir de plus en plus tôt dans l'année, c'est-à-dire que l'humanité engloutit son "budget écologique" de plus en plus vite.

Aujourd'hui, 86% de la population mondiale vit dans des pays qui demandent plus à la nature que ce que leurs propres écosystèmes peuvent renouveler", a déclaré l'ONG WWF dans un communiqué.

Selon Global Footprint Network, il faudrait une planète et demie pour produire les ressources écologiques renouvelables nécessaires pour soutenir l'empreinte actuelle de l'humanité.

"Il faut agir maintenant"

Même si les chiffres sont mauvais, "nous pouvons encore prendre des mesures audacieuses et construire un avenir prospère, fondé sur l'utilisation durable des ressources. Mais il faut agir maintenanthttp://cdncache1-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png", a déclaré la directrice des programmes de conservation du WWF France, Diane Simiu.

Energies renouvelableshttp://cdncache1-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png, régimes alimentaires moins riches en viande, en finir avec l'économie linéaire (produire-jeter) et se convertir à l'économie circulaire où les déchets des uns sont les ressources des autres, ou encore repenser l'urbanisme sont autant de pistes mises en avant par l'ONG.

Jean-Luc Mounier, avec AFP - Le Nouvel Observateur

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 21:23
2 avril 2014

Fukushima : Trois ans plus tard

source http://www.fukushima-blog.com/2014/04/fukushima-trois-ans-plus-tard.html

Fukushima : Trois ans plus tard

Dans son article « Fukushima : Trois ans plus tard », Toshio Nishi, chercheur attaché à la Hoover Institution de l’Université de Stanford, rappelle que le Japon est toujours au bord de la catastrophe nucléaire. Nul ne semble savoir comment se débarrasser de l’eau contaminée, le gouvernement n’a de cesse de vouloir redémarrer les réacteurs arrêtés et de vendre à l’étranger la technologie nucléaire japonaise et les risques des concentrations de strontium récemment découvertes ne font que s’ajouter à ceux du césium dont on parle depuis le début. La question de savoir si le Japon a tiré la moindre leçon de la catastrophe se pose effectivement.

Odile Girard

_______________________

 

 

Fukushima : Trois ans plus tard

 

Toshio Nishi

 

 

Article de Toshio Nishi paru sous le titre original « Fukushima: Three Years Later » le 13 mars 2014 sur le site Defining Ideas et repris le 17 mars sur le site Finding the missing link.

 

Traduction française : Odile Girard (Fukushima-is-still-news)

 

 

Le Japon qui continue de frôler la catastrophe nucléaire, a-t-il tiré la moindre leçon de l’accident de Fukushima ?

 

Quand en 2011 le pire séisme de toute l’histoire japonaise a pulvérisé la côte nord du pays, des murailles d’eau salée surgies des profondeurs du Pacifique ont déferlé sur quatre des six réacteurs nucléaires situés sur la côte de Fukushima. Quoique conçus pour résister au pire séisme imaginable le long de la Ceinture de feu, les réacteurs ont rapidement succombé aux assauts de cette catastrophe naturelle et se sont brisés comme des jouets. Pour être précis, trois des réacteurs ont fondu immédiatement, ou pour être parfaitement exact, le cœur a fondu et transpercé la cuve. Le réacteur n° 4, quant à lui, a été totalement dévasté, créant des risques de catastrophe supplémentaires. Les deux autres ont simplement arrêté de fonctionner. En l’espace de quelques heures, l’un des réacteurs ayant subi une fusion a explosé, projetant son poison radioactif dans les airs, le sol, les eaux souterraines, et de manière constante, dans l’Océan pacifique. Quelque 18 500 âmes ont péri en ce jour glacial de mars. Beaucoup de victimes n’ont toujours pas été retrouvées.

 

Trois ans plus tard, la  sombre menace d’une autre tragédie est suspendue au-dessus de Fukushima : au quatrième étage du réacteur n° 4 – c’est-à-dire celui qui a explosé le premier jour – il reste 1 331 barres de combustible usé entreposées dans de l’eau de refroidissement dans une grande cuve en acier. La piscine, secouée par le séisme, penche d’environ 30 degrés. Les six réacteurs de Fukushima ont produit 14 225 assemblages de combustible usé qui sont tous stockés de la même façon pour chaque réacteur. Pour donner une idée du potentiel de létalité de la situation, rappelons qu’une seule barre de combustible usé, qui mesure 4 mètres de long sur un centimètre de diamètre, est capable de tuer un homme en quatre secondes. (1)

 

Pourquoi ces barres – alors qu’il y en avait tellement – ont-elles été stockées en haut des réacteurs ? Quel ingénieur de General Electric a bien pu concevoir une telle innovation ? Fut-elle inspirée par un souci de rapidité, d’économie ou reflète-t-elle une attitude d’arrogance démesurée vis-à-vis de la force de la nature ?

 

Parmi les responsables de la centrale, personne ne veut parler de cette piscine qui est pleine à ras bord d’éléments susceptibles de se transformer en un cauchemar inimaginable. Par miracle, la piscine ne s’est pas encore écroulée. Mais la prochaine grosse secousse ou l’usure du métal pourraient signifier la fin de la vie partout aux alentours. En cas d’effondrement, la zone métropolitaine du grand Tokyo, et les grandes villes avoisinantes comme Yokohama, qui comptent une population d’environ 33 millions, pourraient devenir un vaste désert où nul ne voudrait plus habiter. Il s’ensuivrait un exode de populations paniquées qui tenteraient de quitter un archipel dont la superficie n’atteint même pas celle de l’État de Californie.

 

Trois ans ont passé depuis la fusion totale qui continue de contaminer tout ce qu’elle touche. Durant tout ce temps, des particules invisibles et sans odeur dont on peut difficilement estimer les conséquences descendent sur la région à chaque fois qu’il pleut ou qu’il neige. Le 8 février 2014, Tokyo a connu les plus fortes chutes de neige depuis 45 ans.

 

Les habitants de Fukushima ont depuis longtemps déserté leurs maisons, leurs fermes et leurs usines, abandonnant les chiens, les chats et tous les animaux domestiques, chevaux, vaches, porcs et poulets. Ceux-ci sont aujourd’hui devenus sauvages et se multiplient. Des forêts de bambous tenaces ont pris la place des rizières fertiles et des jolis vergers. Les personnes âgées qui ont fui vers les montagnes continuent à mourir de maladies et de stress liés à leur déplacement forcé et aux effets médicaux de la fusion des réacteurs. Le nombre des nouvelles victimes se monte à 14 000, selon le gouvernement. En tout, 160 000 habitants ont fui la région et n’ont pas le droit de rentrer chez eux.

 

L’horreur de Fukushima, dont on ne peut imaginer la fin, figure rarement dans les médias de masse nationaux. Longtemps après la catastrophe, la communication concernant tout ce qui touche à Fukushima continue à souffrir d’un déni délibéré, ce qui est très inquiétant. Les Japonais se sont mis à lire le New York Times, le Wall Street Journal ou le Guardian pour évaluer la mesure de la catastrophe qui les frappe. Mais combien de Japonais peuvent lire un anglais d’un tel niveau ? Et pourquoi devraient-ils le faire quand le Japon dispose d’un des systèmes de médias de masse les plus avancés du monde ? Nous avons bien été obligés de nous poser la question : nos médias ont-ils des relations un peu trop confortables avec Tokyo Electric et le gouvernement Abe qui promeut l’énergie nucléaire, omettant de ce fait de publier les nouvelles alarmantes de la catastrophe ? La réponse à cette question rhétorique semble aller de soi.

 

Ce n’est que relativement récemment que de terrible nouvelles ont commencé à être diffusées par intermittence au Japon, comme si tout le stress émotionnel refoulé par la nation ne pouvait plus être contenu. On pense ici à l’incroyable confession de Tokyo Electric Company admettant que les réacteurs fondus avaient laissé fuir de l’eau contaminée depuis le premier jour de la catastrophe. L’entreprise a ensuite expliqué pourquoi elle avait tant tardé à publier des informations aussi accablantes : le poison s’était logé au fin fond des eaux souterraines cachées sous les réacteurs. L’entreprise est-elle vraiment incompétente au point de ne pas s’en être rendu compte immédiatement ou bien est-elle remarquablement habile à cacher l’évidence ? De même qu’une passoire en bambou ne saurait retenir l’eau, les efforts pour maîtriser le flot des informations importunes se sont révélés inefficaces.

 

Comment se débarrasser de l’eau contaminée

 

Ni le gouvernement japonais ni Tokyo Electric ne savent comment se débarrasser de l’eau radioactive qui représente aujourd’hui un volume de 500 000 tonnes. Autrement dit 400 tonnes par jour, jour après jour. Cette eau a été utilisée pour refroidir les réacteurs. Pire encore, les eaux souterraines en provenance des montagnes avoisinantes, soit quelque 1 000 tonnes par jour, coulent sous les réacteurs fondus et doivent être pompées et stockées avant de pouvoir s’écouler à leur guise dans les rivières et dans le Pacifique.

 

Une partie de cette eau toxique est stockée dans une piscine souterraine, remplie à ras bords, et le reste est entreposé en surface dans de grandes citernes d’acier sur le site de la centrale. Les joints de ces citernes spéciales n’ont pas été soudés, mais vissés. Pourquoi n’ont-ils pas été soudés ? En août 2013, le fabricant des citernes a expliqué qu’il avait dû les faire « rapidement et à bas prix, parce que Tokyo Electric [lui] avait demandé de se dépêcher et de ne pas dépenser trop d’argent. »

 

Certaines citernes ont commencé à fuir à cause de la température élevée de l’eau elle-même qui fait fondre les joints et, selon Tokyo Electric, suite à la chaleur inhabituelle de l’été dernier. Comme le refroidissement des trois réacteurs totalement fondus nécessite un flux constant de larges quantités d’eau, il faut sans cesse de nouvelles citernes. Fukushima a besoin de toute urgence de plus d’espace de stockage ou mieux encore, de citernes plus grandes pour recueillir 450 000 tonnes de plus dans les deux années à venir. Les réacteurs fondus devront être refroidis pendant encore au moins 20 ans. Étant donné qu’il n’y a pas suffisamment d’espace de stockage pour ces citernes autour des réacteurs de Fukushima, le gouvernement va-t-il faire jouer son droit d’expropriation pour acquérir des terrains privés au nom de Tokyo Electric ? Si le gouvernement achète ou saisit des terrains privés, les habitants de Fukushima pourraient se révolter.

 

Tokyo Electric a un autre problème, plus primaire : une horde de rats affamés. L’an dernier en 2013, l’électricité indispensable pour pomper l’eau de refroidissement a été brutalement coupée, provoquant la panique à Fukushima. Des recherches frénétiques pour trouver la cause de la coupure ont abouti à la découverte d’une boîte de circuit électrique en bois de mauvaise qualité qui contenait des fils entremêlés. La boîte avait été négligemment clouée sur un poteau de bois pour rediriger l’électricité vers les pompes de refroidissement si importantes. Un rat avait rongé les gaines des câbles électriques et s’était électrocuté. Le rat a fait la une des médias en mars 2013. Un mois plus tard, dans une autre boîte en bois, un autre rat suicidaire s’est attaqué aux gaines et a une fois de plus provoqué l’arrêt d’une alimentation électrique pourtant vitale.

 

La situation liée à l’eau contaminée n’est pas encore tout à fait sans issue, car l’Autorité de réglementation nucléaire [la NRA] a trouvé une solution : « Chaque goutte d’eau contaminée n’est pas immédiatement dangereuse pour notre santé ; l’eau qui est moins radioactive devrait et doit donc être relâchée en mer, dans l’Océan pacifique. » Dans le même temps, de façon intentionnelle ou pas, de l’eau contaminée s’est écoulée dans le Pacifique depuis le premier jour de la fusion des réacteurs, une réalité que Tokyo Electric a continué à nier jusqu’à récemment.

 

Mais tout inquiétant que ce soit, tout cela n’est rien par rapport à ce qui a été découvert dans un puits d’observation près du réacteur n°3. Le 11 juillet 2013 en effet, Tokyo Electric a mesuré au fond de ce puits de 30 mètres une concentration de césium  absolument choquante, un million de fois plus létale que le niveau acceptable fixé par la NRA.

 

L’eau radioactive reste active pendant des centaines d’années. Le plutonium, produit en abondance dans les réacteurs, reste mortel pendant 25 000 ans. Le démantèlement des réacteurs fondus de Fukushima lui-même prendrait plus de 50 ans et coûterait plus de 30 milliards de dollars. Et l’évaluation est optimiste. Mais le peuple  japonais, vu la désinformation qui règne sur les véritables dangers potentiels de Fukushima, a développé une forme d’amnésie collective, un mécanisme de compensation qui l’aide à vivre avec une sorte de résignation profonde vis-à-vis de l’avenir sombre qui attend le pays.

 

Cette amnésie a été brutalement et momentanément secouée le 27 septembre 2013 quand le président de Tokyo Electric a laissé échapper devant le comité parlementaire responsable de l’enquête sur l’accident de Fukushima : « Nous ne savons pas où se situe la source de la contamination et nous n’avons pas jusqu’à présent réussi à la contenir. » Cette franche admission a fait la une de l’actualité.

 

Personne n’en est mort


D’éminents politiciens qui ne ratent jamais l’occasion de se mêler au débat font la leçon à leurs concitoyens japonais en parlant de notre anxiété excédée. Ainsi la sénatrice Sanae Takaichi, proche collègue du Premier Ministre Shinzo Abe a déclaré publiquement en souriant : « À Fukushima, personne n’est encore mort de maladie liée aux radiations. » Devant une telle suffisance, on ne peut que répondre : non, pas encore. Ce qu’elle voulait dire, c’est que personne à Fukushima n’avait succombé immédiatement à l’irradiation directe comme ce fut le cas après les explosions d’Hiroshima et de Nagasaki. Faut-il donc que certains d’entre nous meurent en l’espace d’un an ou deux pour prouver que les radiations incessantes sont létales ? Ce qu’elle cherchait de manière détournée, c’était à encourager le redémarrage des cinquante réacteurs japonais restants qui ont été soumis à une « vérification minutieuse » de la part du gouvernement. Cette évaluation trop légère des risques a bien entendu agacé la population hantée par des cauchemars radioactifs et sa refus d’entendre a menacé la carrière de cette politicienne. Sur le conseil de ses supérieurs, dont le Premier ministre, elle s’est excusée et a promis de retirer toutes ses déclarations antérieures sur la politique nucléaire.

 

Mais le Premier ministre Abe, passant outre la gaffe de sa subordonnée, s’est ensuite rendu à Istanbul en Turquie pour y vendre les réacteurs nucléaires japonais. Il est pourtant bien conscient que la Turquie est l’un des pays les plus exposés du monde aux catastrophes sismiques. Pour convaincre, il a affirmé : «  Nous avons tiré une précieuse leçon de Fukushima. C’est pourquoi, nous aimerions, en toute confiance, apporter la technologie nucléaire avancée du Japon à la population turque, et en cas de problème, le Japon portera toute la responsabilité et le résoudra. »                     

             

Cependant, nous les contribuables, continuons à nous angoisser dans un silence poli en attendant d’apprendre de la bouche de notre premier ministre favori ce qu’il en est de ces précieuses leçons que nous n’avons apparemment pas été capables de déduire des informations de nos médias et des décisions de notre administration. On n’ose quand même pas imaginer que M. Abe ait pu prononcer des mots mensongers juste pour vendre la technologie nucléaire. Après la Turquie, il s’est rendu dans les pays d’Asie du Sud-est, au Vietnam, en Thaïlande, en Inde et en Indonésie, pour vendre les réacteurs nucléaires japonais. Pour couronner le tout, notre Premier ministre, toujours si sûr de lui, a déclaré au Comité de sélection du site des Jeux olympiques : « Le Japon a réussi à maîtriser les réacteurs fondus de Fukushima. Alors s’il vous plaît, choisissez Tokyo pour les Jeux olympiques d’été de 2020. » Il a été persuasif et c’est Tokyo qui a obtenu cet honneur. Entre temps la réalité de Fukushima se révèle plus menaçante que jamais, car il ne nous reste plus de marge de manœuvre.

 

Le vilain strontium


Les Japonais sont conscients de marcher « sur la route du césium » [cf. l’article en anglais On The Cesium Road.] Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire. Tokyo Electric Company vient de découvrir d’importantes concentrations de strontium dans les fuites d’eau en provenance des cuves de stockage. Cette découverte date du 5 septembre 2013, deux ans et demi après le séisme. Et pourquoi ces fuites ? « Trop de pluie, » a expliqué l’opérateur. Mettre la responsabilité des fuites sur le dos de la nature n’a pas convaincu le public, mais cela a réussi à embarrasser un gouvernement qui persiste à promouvoir le nucléaire.

 

Combien de strontium l’opérateur a t-il découvert ? Trente fois la concentration prétendument « sans danger » de l’Autorité de réglementation nucléaire. Mais cette autorité est plutôt tolérante quand il s’agit des risques radioactifs sanitaires et son « niveau dangereux » est tout simplement fixé très haut. Selon les normes internationales, les Japonais vivant dans la région ont été exposés à un niveau de strontium plusieurs centaines de fois supérieur à ce qui est considéré comme « sûr ».

 

En fait, à chaque fois, où que ce soit, que l’opérateur creuse un puits d’observation destiné à mesurer le césium et le strontium, il découvre des concentrations bien plus élevées que ce qu’il attendait. Aujourd’hui, l’opérateur et le gouvernement japonais ont trouvé une innovation technologique très coûteuse : congeler la zone la plus contaminée autour des réacteurs fondus sur un rayon d’un mile [1,6 km]. Ce cercle gelé de plus de 7 mètres de profondeur est censé arrêter les fuites, jusqu’ici impossible à stopper, d’eau contaminée dans l’Océan pacifique. L’opérateur aimerait terminer les travaux en 2015 et a déjà commencé la construction de ce mur de glace pour transformer la région en une petite toundra sibérienne. On peut essayer d’en rire, mais cela n’a rien de drôle. Les propriétés physiques de l’eau pourraient fort bien ne pas respecter ce mur de défense. Et qui va payer cette multiplication d’erreurs énormes ? Il n’a absolument pas été question de responsabilité ni de redevabilité.

 

Quand il est ingéré ou inhalé, le strontium s’accumule dans notre organisme, principalement dans les os et les dents. Les conséquences finales seront particulièrement terribles pour les jeunes garçons et les petites filles, les bébés et les femmes enceintes. Le césium et le strontium se retrouvent dans le lait maternel. Le césium affaiblit les muscles cardiaques et peut provoquer des infarctus. Fukushima fait déjà état d’une augmentation du nombre d’infarctus, 1,6 fois plus fréquents qu’avant les accidents.

 

Aucun moyen de nettoyage efficace n’est en vue. La seule chose que nous pouvons voir, c’est que Tokyo Electric a embauché de nombreux chômeurs hommes de plus de 40 ans pour laver les toits et les jardins des villes et villages contaminés et enlever la couche supérieure du sol dans les cours des écoles, les terrains de baseball et de football entre autres, comme pour exfolier la peau contaminée de la terre. Mais on ne peut pas laver les montagnes et les forêts. Les hommes qui osent travailler dans le rayon létal sont bien payés, l’équivalent de 300 dollars pour les trois heures maximum de la journée de travail autorisée par les lois japonaises. Ils ne peuvent travailler que trois mois.

 

Pourquoi cette limite d’âge ? Les jeunes chômeurs ont devant eux un avenir plus long durant lequel ils peuvent se reproduire et avoir des enfants. Les hommes plus âgés, surexposés à de fortes doses de radiation, montrent-ils des signes de mutation d’ADN ? Récemment, l’âge limite a été abaissé, peut-être parce que le réservoir d’ouvriers de plus de 40 ans s’est tari. Quoi qu’il en soit, un défilé même continu de travailleurs manuels armés de tuyaux d’eau et de raclettes ne saurait vaincre un monstre technologique mortel. Ces hommes qui ont travaillé près des réacteurs fondus sont environ 25 000. Le gouvernement et Tokyo Electric leur proposent des tests gratuits pour détecter les leucémies et les autres cancers ; ils ont également droit à des opérations et à d’autres soins médicaux gratuits en cas de besoin.

 

Comme si les Japonais avaient besoin d’une leçon de sciences supplémentaire, le ministre- adjoint de l’Éducation et des Sciences, Yoshitaka Sakurada, a déclaré au cours de la réception donnée en son honneur le 6 octobre 2013 : « Personne ne pourra jamais revivre à Fukushima ; c’est donc une solution parfaitement appropriée que de laisser tous les déchets radioactifs imbrûlables et les cendres des déchets brûlables sur place. » Le Livre blanc sur l’environnement de 2013, préparé par le cabinet Abe, a effacé la phrase « le problème environnemental le plus urgent et le plus critique est la contamination radioactive, » qui figurait de façon très claire dans le Livre blanc de 2012.

 

Pour les Japonais qui s’inquiètent de la radioactivité, Fukushima a été la révélation glaçante de l’incompétence, de l’irresponsabilité et de l’arrogance des personnes chargées des réparations et du nettoyage. Pis encore, les responsables ont gaspillé d’énormes sommes d’argent appartenant aux contribuables ; ils ont prolongé les souffrances de ceux qui ont directement souffert de la fusion des réacteurs et ont indirectement terni la réputation du Japon dans le monde. L’OCDE (l’Organisation  de Coopération et de Développement Économiques) a annoncé le 8 octobre 2013 que parmi ses 24 nations-membres faisant partie des économies avancées, le Japon est celui qui a les travailleurs « les plus compétents », devant la Finlande et l’Allemagne qui arrivent en deuxième et troisième positions. Quels seraient les résultats, on peut se le demander, d’une étude de l’OCDE sur la qualité de l’aptitude à diriger des présidents et des premiers ministres des pays membres ?

 

Tandis que la population japonaise cherche la « précieuse leçon de Fukushima » que seuls le Premier ministre et ses proches collaborateurs semblent avoir retenue, les nations de la Ceinture de feu du Pacifique ont toutes les raisons de s’inquiéter du risque potentiel de catastrophe que représentent les barres de combustible au bord de l’effondrement, si près du Pacifique.

 

 

(1) Note du Blog de Fukushima : Les coeurs n'ont pas fondu immédiatement car un système automatique de refroidissement s'est mis en marche. Pour autant, leur dégradation a été rapide : les coeurs des réacteurs 1, 2 et 3 ont fondu en l'espace de quelques jours, du 11 au 14 mars 2011. Concernant le bâtiment réacteur 4, ce n'est pas le premier mais le dernier qui a explosé, le 14 mars. Sa piscine de désactivation ne penche pas de 30 degrés, fort heureusement. Les barres de combustible usé qu'elle contient sont petit à petit transférées depuis novembre 2013 vers la piscine commune. Au 31 mars, 550 assemblages ont été retirés de la piscine n°4, il en reste donc 987. Tepco espère avoir fini le transfert des assemblages de cette piscine en décembre 2014.

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Photo d'entête : capture d'écran d'une vidéo de la NHK - 10 mars 2014

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 20:51

Voici un article qui détaille le sujet

http://www.liberation.fr/terre/2013/11/26/arretons-les-agrocarburants-ils-polluent-et-en-plus-ils-affament_962215

 

Jean ZIEGLER Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation de 2000 à 2008, membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme.

 

 


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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 21:55

Beaucoup d'info circule sur le gaz de schiste et sur la géothermie profonde.

Le lien ci dessous propose une mine d'information.

http://tdelarochelambert.blog.lemonde.fr/2013/08/07/geothermie-profonde-versus-gaz-de-schiste/

L'auteur Thierry de LAROCHELAMBERT est du genre je site mes sources.

On comprend que la géothermie et l'exploitation des gaz ne ce font pas dans les même types de sol.

Que dans le premier cas il faut peu de puits qui dureront longtemps. Dans le deuxième cas il faut de nombreux puits (1 tous les 4 km²) et sa production de gaz baisse trés rapidement.

Pour la géothermie la pression de fracturation est faible (300 bars quand même...) et les volumes d'eau et de produit chimiques faible à l'échelle de l'exploitation. Pour les gaz on est proche des 1000 bars et les volumes d'eau et de sable et de produit chimique sont énormes (au point que l'appro en sable devient difficile)

Dans les 2 cas les remontés du sous sol sont chargés de produits radioactif et donc des sécurités sont à mettre en place. Le problème des gaz de schistes est que leur exploitation vise à dégager un maximum de marge certain problèmes environnementaux sont sous estimés

L'analyse des bilans charbonne ou gaz à effet de serre est pointu et liste des interactions insoupsonnées.

La partie sismique est aussi approchée mais là j'ai manqué de connaissance.

 

En bref un vrai document qui permet de mieux comprendre et de dépasser les aprioris.

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 07:28

Le 2 juillet le seul réacteur en fonctionnement était remis en marche.

Derrière les discours officiel souhaitant la fermeture se cache un gros problème.

L'état ne peut demander la fermeture que pour des raisons de sécurité or L'ASN (autorité de sécurité nucléaire) donne son ok pour la poursuite de l'exploitation.



L'état se retrouve vraiment devant un choix politique. Forcer l'arrêt c'est avoir la conviction que le risque d'une défaillance provoquerait tellement de perte qu'il n'est pas raisonnable de poursuivre sur la voix du nucléaire.

La durée de mise en arrêt (avant les phases de démentellement est de 4 à 5 ans. On est déjà sur le mandat du prochain président...



Dans le nucléaire les risque sont très faible mais les conséquences énormes.

La gestion des déchets porte sur des centaines d'années. Peut on avoir l'espérance que l'Europe sera stable dans les 1000 prochaines années ?

Si la réponse est non il est urgent de sortir du nucléaire pour éviter que ces déchets produit par l'homme le tue.

 

Lien vers un article sur la centrale

link

 

Petit lien vers Fukushima Daiichi pour ne pas les oublier

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 22:32

Le 10 septembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg et Geneviève De Lacour

a.jpg


La Commission européenne a publié, vendredi 7 septembre, trois rapports dressant le bilan sanitaire et environnemental, climatique et économique d’une (encore) hypothétique exploitation des gaz non conventionnels en Europe. Verdict: c’est sale, pas sûr, non encadré juridiquement. Et cela ne donnera jamais l’indépendance énergétique au continent.

Avec la mise au point du forage horizontal, les hydrocarbures non conventionnels jusqu’alors inaccessibles sont devenus exploitables. En 2011, un rapport du Parlement européen pointait du doigt le potentiel risque sanitaire de l’exploitation des gaz de schiste. En février 2011, le conseil européen en a conclu que l’Europe devait évaluer ses ressources en hydrocarbures non conventionnels et l’impact d’une éventuelle exploitation sur l’environnement.

Le document publié par la DG environnement de la Commission est basé sur toutes les données disponibles (essentiellement américaines) en matière de fracturation hydraulique en vue d’une production importante de gaz. Il évalue le risque à chaque phase du projet d’exploitation. De l’identification et de la préparation de la zone de forage, à son équipement et la cimentation du puits, en passant par la phase de fracturation hydraulique, la production à proprement parler puis l’abandon du puits, l’impact du forage, pour chaque phase, est passé en revue.

Une longue litanie d’impacts négatifs… Le rapport révèle, entre autres, une consommation d’eau beaucoup plus importante que pour des techniques conventionnelles; une production de gaz moindre. Il révèle la difficulté de limiter les fuites de produits chimiques et le volume d’eau usée en phase d’exploitation ou encore la difficulté d’assurer l’étanchéité du puits et des équipements durant la mise en service et l’exploitation.

Il parle aussi du défi dans la sélection du site géologique, de la toxicité potentielle des additifs employés et du défi de trouver des alternatives moins nocives à ces produits chimiques.

En matière d’occupation des sols, la fracturation hydraulique est gourmande en terres. Chaque zone de forage (soit environ une dizaine de puits par zone) s’étend sur 3,6 hectare: deux fois plus que pour un forage conventionnel. Un minimum de 50 puits est nécessaire pour atteindre le même niveau de production qu’un puits en mer du Nord. Des terrains supplémentaires sont nécessaires en cas de re-forage. Last but not least: un puits peut connaître jusqu’à quatre fracturations sur une durée de vie totale du puits estimée à 40 ans.

Quant aux pollutions atmosphériques, les fuites de gaz de schiste peuvent potentiellement avoir un impact important sur la couche d’ozone. Les émissions des pompes, des installations présentes sur le site ne sont pas négligeables. Et quid des puits abandonnés lorsqu’ils sont mal scellés et qu’ils laissent échapper du gaz naturel, du méthane…

Le bruit de l’excavation, du transport du matériel et des rotations de véhicules est un autre facteur à prendre en compte. Surtout que la phase de préparation du site peut s’étaler sur 4 semaines. Le rapport de la commission estime que chaque zone de forage pourrait être à l’origine de 800 à 2.500 jours de pollution sonore pendant la période de pré-production.

En matière de contamination de l’eau de surface et des aquifères, le risque de pollution est élevé quel que soit la phase de production.

La biodiversité, elle aussi, en serait affectée. Les auteurs du rapport évoquent la dégradation ou la disparition totale du milieu, en raison de prélèvements excessifs d’eau. Ils pointent également le fractionnement de l’habitat par la construction d’une route ou l’introduction d'espèces invasives via l’eau.

Pour le trafic routier, ils estiment entre 7.000 et 11.000 le nombre de rotations de camions pour un seul site, pendant la phase de construction et de mise en service. Mêmes s’ils sont provisoires, ces mouvements peuvent durablement affecter les routes locales et régionales. Un total de 250 camions est requis, par jour, pour une seule zone de forage.

L’exploitation des gaz de schiste induit deux types de sismicité. La première est directement liée à la fracturation hydraulique, avec des séismes pouvant aller jusqu’à un niveau 3 sur l’échelle de Richter mais peu perceptibles en surface. L’autre est générée par l’injection d’eau usée qui lorsqu’elle rejoint une faille géologique, peut provoquer un tremblement de terre. Ce phénomène est perceptible par le public mais pas sur le site de forage.

Selon le rapport de la DG Environnement, l’exploitation des gaz de schiste pourrait bien passer à travers les failles de la réglementation européenne. Une éventualité qui n’est pas sans conséquence, et notamment en matière de gestion des risques pour la santé humaine et l’environnement. Dans le cas, par exemple, de la directive cadre européenne sur l’impact environnemental, elle ne peut s’appliquer que pour un certain niveau de production de gaz, bien supérieure à ce qu’un forage de gaz de schiste peut produire et cela même dans le cas d’une extraction de gros volumes. Selon cette réglementation il n’existe pas de définition de la notion de forage profond. Ce gap réglementaire épargnerait aux compagnies pétrolières la réalisation d’une étude d’impact. Autre exemple, la participation du public ne serait pas requise lors de l’enquête publique. Les mesures visant à limiter l’impact ne pourraient pas être contrôlées, etc… Le rapport évoque également l’absence d’obligation de recensement des aquifères secondaires qui seraient alors potentiellement à risque en cas de pollution.

Autre cas de figure, les gaz de schiste pourraient bénéficier d’un certain flou artistique quant à l’application des textes européens. Selon la réglementation IPPC, le fait que la dangerosité des fluides de fracturation n’est pas prouvée permettrait d’échapper à l’obligation d’un dépôt de permis d’exploitation. Aucun monitoring du puits et de l’exploitation ne serait alors exigé...

Mais ce n’est pas tout. Ces derniers mois, les experts se sont déchaînés. Les pro et les anti gaz de schiste ne cessant de s’envoyer leur bilan carbone à la tête. Chez ces derniers, Robert Howarth (université Cornell) en tête, les fuites de méthane sont telles que l’empreinte climatique des gaz de schiste est pire que celle du… charbon {JDLE]. Pour les foreurs, ce genre d’estimation relève de l’affabulation.

Dans le rapport commandé par la Direction générale de l’action climatique, les propos sont plus nuancés. Ses auteurs estiment que le bilan carbone de l’électricité produite à partir de gaz de schiste (transporté par gazoduc) est de 4% à 8% moins favorable que celui du courant produit avec du gaz naturel. En cause, les fuites qui interviennent généralement lors de la récupération des fluides de fracturation, chargés du précieux méthane. Ces pertes pourraient être réduites par la mise en œuvre d’un meilleur système d’extraction ou par le torchage des gaz non utilisés. Ce qui permettrait d’abattre de 2% ou 3% le surpoids de carbone du gaz non conventionnel par rapport au gaz naturel. Dans le cas contraire, estiment les experts européens, mieux vaudrait (au plan climatique) importer du gaz naturel liquéfié plutôt que de développer l’exploitation de gaz non conventionnels.

Autre interrogation: les gaz non conventionnels (GNC) vont-ils révolutionner les marchés de l’énergie en Europe? Question fondamentale à laquelle il est presque impossible de répondre, tant les incertitudes sont grandes. Une dizaine de chercheurs du centre communautaire de recherches (JRC) et d’experts de la Direction générale de l’énergie se sont pourtant prêtés au jeu.

Dans leur volumineux rapport, ils tentent tout d’abord d’évaluer les réserves potentielles de gaz non conventionnels. Un exercice qui relève presque du «doigt mouillé». Dans les régions du monde où l’exploitation des GNC bat son plein, géologues et analystes font assaut de chiffres souvent divergents. Aux Etats-Unis, où le secrétariat à l’énergie a récemment revu à la baisse la taille des gisements {JDLE], les «réserves techniquement récupérables» sont estimées entre 13 et 47 milliers de milliards de mètres cubes (11,7 à 42,3 milliards de tonnes équivalent pétrole). Pas très précis. Et c’est encore pire en Chine, où les stocks récupérables de gaz de schiste, grisou et autres gaz compacts sont estimés entre 1,4 et 36 milliards de tonnes équivalent pétrole.

L’Europe n’a pas à rougir de tels chiffres. Son sous-sol pourrait receler une quinzaine de milliards de tonnes équivalent pétrole, dont l’essentiel se trouverait en Europe occidentale. A supposer que ces molécules soient bien là, encore faut-il savoir ce que l’on pourra effectivement extraire des profondeurs «hydro-fracturées».«Pour le gaz de schiste,expliquent les auteurs, le taux effectif de récupération varie de 15% à 40%.»

Pour autant, rappellent-ils, la connaissance seule des réserves ne suffit pas à prédire l’avenir européen des GNC. En plus de gisements très riches, la révolution énergétique en cours aux Etats-Unis a aussi été rendue possible grâce à l’important maillage de gazoducs. Pas imaginable, en effet, de collecter le GNC d’un puits à l’autre (il y en a des centaines de milliers) par camion. Outre-Atlantique, on compte ainsi 53 km de gazoduc par millier de km2de territoire: une densité deux fois supérieure à celle du Vieux Monde.

Autre différence notable: le marché du gaz américain est totalement libéralisé. En Europe, pour des raisons politiques, les marchés de l’énergie restent étroitement surveillés par les Etats et par le monopole «historique». D’autre part, bon nombre de gaziers européens achètent leurs molécules, à la Russie, la Norvège ou l’Algérie, dans le cadre de contrats à long terme, négociés pour des périodes pouvant atteindre plusieurs décennies. Cette disposition permet de sécuriser son approvisionnement et de prévoir les coûts de fourniture. Il interdit, en revanche, d’adapter ses prix à la conjoncture. Entre 2009 et 2010, les énergéticiens européens achetaient du gaz russe à un coût supérieur à celui du marché spot.

Pour toutes ces raisons, le rapport estime que si les meilleures conditions géologiques, techniques, économiques et politiques étaient réunies, les GNC pourraient compenser le déclin des ressources classiques régionales. Le taux de dépendance de L’Europe passerait de 50% à environ 60%. Un vrai progrès.

 

link

Rapport europeen . pdf

http://ec.europa.eu/dgs/jrc/downloads/jrc_report_2012_09_unconventional_gas.pdf

 

http://www.journaldelenvironnement.net/article/les-etats-unis-vont-pouvoir-pomper-moins-de-gaz-de-schiste-que-prevu,27229


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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 08:45

Il y a eu la promesse.

L'échéance de 2017 peut se préparer

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 12:05

La conférence à rassemblé 140 personnes.

Le niveau était extrémement bon.

Beaucoup d'élément de reflexion nous ont été donné.

Encore Merci à l'orateur

P1000075

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 22:00

ConfENRDanemark.jpg

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